L’Eternel Printemps d’Auguste RODIN

L’éternel Printemps exposé à Drouot

Adjugé 1 550 000 au marteau, soit plus d’1 950 000 euros frais compris

 

Voir l’article du Figaro du 22 mars : 

http://www.lefigaro.fr/arts-expositions/2017/03/22/03015-20170322ARTFIG00319-un-rodin-s-envole-a-pres-de-2-millions-d-euros-a-drouot.php

 

 

Fraysse et Associés, Drouot Richelieu, Paris, salle 13                   

 mercredi  22 mars 2017

 

AUGUSTE RODIN     1840-1917

Eternel Printemps, premier état, taille originale – variante type B, conçu vers 1884

Epreuve en bronze patiné, signée ‘Rodin’ sur le côté droit du rocher, porte le cachet ‘Griffoul et Lorge, fondeurs à Paris’ à gauche de la terrasse. Le Comité Rodin a indiqué que cette épreuve avait probablement été fondue entre 1887 et 1894

63,8 x 68 x 41 cm

Provenance :

M. Dufourny, Paris,

Galerie Bielle, Compiègne (vers 1971),


Collection privée

Répertoriée dans les archives du Comité Rodin en vue de la publication du Catalogue Critique de l’Oeuvre Sculpté d’Auguste Rodin actuellement en préparation à la galerie Brame et Lorenceau sous la direction de Jérôme Le Blay, sous le numéro 2008-1966B

 

Conçu originellement pour surplomber Les Portes de l’Enfer, Auguste Rodin, décida très vite de ne pas y maintenir ce groupe à cause de la dissonance trop grande entre ces amants heureux et le tragique du sujet. Il garda seulement le torse d’Adèle, que l’on retrouve à gauche du tympan. D’après Antoinette Lenormand Romain*, ce groupe, longtemps sans nom, semble avoir connu son existence propre,  dès 1886. D’abord appelé Le Printemps, on voit apparaitre le titre de L’Eternel Printemps pour la première fois en 1900.

Il existe deux “états” ou version  de L’Eternel Printemps, un premier conçu vers 1884 et un second en 1898.

– Le premier état, le nôtre, conçu vers 1884, fondu à une dizaine d’exemplaire par « Griffoul et Lorge » avant 1900 et pour lequel il y aura ensuite des fontes posthumes éditées par le Musée Rodin et fondues par Alexis puis Georges Rudier.

– Le deuxième, d’après un marbre terminé en 1898 et qui servit de base à l’édition de bronzes dont Gustave Leblanc-Barbedienne obtint  de Rodin l’exclusivité de la réduction et de la reproduction  pour vingt ans, le 6 juillet 1898.

Cette édition, en quatre tailles, nuisit au modèle d’origine qui ne reparut qu’après la mort du Maître avec ces fontes posthumes réalisées par le Musée Rodin.

Ces deux états diffèrent par la terrasse beaucoup plus importante dans le deuxième état et par la présence d’un élément de végétation qui soutient le bras gauche du jeune homme.

Du premier état, le comité Rodin, distingue quatre variantes, (A, B, C et D).

Le bronze que nous vendons correspond à la variante type B, caractérisée notamment par sa façade au modelé très nerveux. En 2008, le comité Rodin répertoriait, dans ses archives, au moins cinq épreuves de cette variante, toutes réalisées du vivant de l’artiste.

* voir Antoinette Lenormand Romain, Rodin et le bronze, catalogue des oeuvres conservées au Musée Rodin, Paris, 2007, Tome I, p.331 à 337

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