Gustave Courbet, La Source

Hôtel des ventes de BELFORT,  samedi 8 avril 2017

 Adjugé 54 000€

Gustave COURBET 1819-1877

La Source, circa 1860, 

Huile sur toile, signée en bas, à droite, 

55 x 74 cm, 

(Rentoilé, soulèvements et manques visibles)

Provenance : 

Vente Hôtel Drouot, 14 décembre 1882,  n°16, Maître Boulland .

Vente Hôtel Drouot 20 mai 1905, n°14, Maître Couturier

Collection Gibassier, Marseille

Collection  Georges Pelletier, Marseille 

Collection particulière

Bibliographie :  

Robert FERNIER, La vie et l’oeuvre de Courbet, volume I, 1977, numéro 258.

Un certificat de Monsieur Robert Hellebranth du 3 avril 1981 sera remis à l’acquéreur.

Une attestation d’insertion au catalogue raisonné de Gustave Courbet comme une oeuvre de Courbet, sous référence 002_13112016 _N47_A, délivrée par l’Institut Gustave Courbet le 25 novembre 2016 sera remise à l’acquéreur.

 

Cette Source, dite Source vauclusienne par Robert Fernier dans « la vie et l’oeuvre de Gustave Courbet », publié en 1977  précède la série des « Sources de la Loue » à laquelle Gustave Courbet a consacré une dizaine de toiles, principalement peintes en 1864. L’une d’elles est conservée par The Metropolitan Museum of Art (New York). La Loue est une rivière, importante résurgence du Doubs, qui traverse la Franche-Comté, et passe notamment au bord de la ville d’Ornans, dont est originaire l’artiste. Gustave Courbet était profondément attaché à sa terre natale. Il disait en effet que «  pour peindre un pays, il faut le connaître. Moi je connais mon pays, je le peins. Ces sous-bois, c’est chez moi, cette rivière, c’est la Loue (…) ». Parmi les oeuvres qu’il a consacré aux paysages de Franche-Comté, la Source de la Loue reste un des sites naturels qu’il a le plus peint ; ce qui fait de cette série l’une des plus importantes dédiées à cette région. 

 En représentant la Source de la Loue, Gustave Courbet s’est affranchi de la tradition picturale en terme de technique et de composition. En effet, Courbet se rapproche au plus près de la source en faisant abstraction de l’ensemble rocheux qui l’entoure pour se concentrer sur le phénomène de résurgence de l’eau souterraine. De plus, ces toiles se composent d’un centre obscur, d’un noir à la fois inquiétant et attrayant, entouré de dégradés de demi-teintes et de touches claires ; ce qui est en complète opposition avec le genre traditionnel où la lumière, concentrée au coeur de la toile, est entourée de touches sombres.

 La série représentant la Source de la Loue a fait l’objet de nombreuses interprétations. Elle est notamment perçue comme l’affirmation de l’identité profondément indépendante de la Franche-Comté. Il est également difficile de ne pas voir dans ces différentes représentations de la Source de la Loue une importante féminisation de la nature qui nous permet de rapprocher ces œuvres de celle peinte en 1866 par Courbet, L’Origine du Monde. En effet, la fascination de Courbet pour la Source de la Loue semble être liée au caractère secret et mystérieux de cette sombre cavité de laquelle jaillit, depuis les entrailles de la terre, l’eau, symbole de vie.

 

Voir l’article de France 3 :  

Vente aux enchères d’un Courbet : Comment regarder un tableau du maître d’Ornans ?

 

2 réponses sur “Gustave Courbet, La Source”

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