SHINE A LOT, Vente MICHELE MORGAN

Michèle MORGAN artiste peintre

« La peinture. C’est ma grande passion. J’ai toujours dessiné et cela me procure beaucoup de plaisir. Je peins comme cela me chante ou me vient à l’esprit. »

La grande actrice Michèle Morgan a toujours aimé peindre. Depuis 1943, elle s’est adonnée à sa passion avec modestie, tout en exerçant sa carrière d’actrice. La mère de Gérard Oury, son compagnon, l’a encouragée. Amie de Raoul Dufy, elle avait connu tous les grands peintres et organisa une exposition à Paris dans les années 50.

En 1968, les tournages étant interrompus, Michèle Morgan réalise une série d’abstractions géométriques. Elle fait preuve d’un sens inné de la composition et de la couleur. 

 

 
Michèle Morgan s’inspirait des courants de peinture de son temps, s’amusant à expérimenter différentes approches. En 2001, à l’âge de 81 ans ans, elle décida de s’y consacrer pleinement. En 2008, elle disait : « Je n’ai pas de génie mais cela occupe ma vie. Il y a ceux qui apprécient, qui trouvent que ce n’est pas si mal pour un amateur et d’autres non, parce que c’est signé Michèle Morgan. Je crois quand même que ce n’est pas trop moche ».
 
Ayant toujours voulu être reconnue comme une artiste, elle a souvent exposé ses oeuvres (Galerie Matignon, Artistes en lumière, Galerie d’art des Pyramides…).
 
L’oeuvre de Michèle Morgan est colorée, joyeuse, imaginative élégante, à son image.  « J’aime les couleurs, les choses gaies. Ma peinture qui est optimiste est le reflet de ma personnalité » dit-elle. 
 
 
L’étude Shine a lot vend un ensembles d’oeuvres de l’artiste,  dessins, gouaches et peintures, ainsi que les souvenirs et archives personnelles de l’actrice, les photographies de ses plus grands films (Le Quai des brumes, La symphonie Pastorale…), ses portraits réalisés par les plus grands photographes. 
 
Un exceptionnel ensemble de plus de deux cent objets qu’elle a aimé, porté, conservé seront dispersés  le 21 décembre prochain salle V.V., 3rue Rossini à Paris. 

Un tableau de Charles Angrand en vente à Poitiers le 18 novembre prochain

Interview de Philippine Maréchaux à l’occasion de la vente de samedi dernier :

http://www.interencheres.com/actualites/domaines/meubles-et-objets-dart/comment-regarder-un-tableau-pointilliste/

 

Coin du parc Monceau, 1888, huile sur toile, signée et datée « 88 » en bas à gauche, 46 x 55 cm

Provenance :
Dr René Matton, puis conservé dans sa descendance

Expositions :

  • –  1889 janv. «Deuxième Exposition de la Société des 33», Galerie Georges Petit, Paris. Selon toute vraisemblance, notre tableau a été exposé sous le n°6 Au Parc Monceau
  • –  1890 Société des Artistes Indépendants, 6ème Exposition, Paris. Selon toute vraisemblance, notre tableau a été exposé sous le n°15 Un coin de parc.Lettre à Charles Frechon en février 1890 ( Archives F.L) :Mon cher, j’ai reçu la lettre à Criquetot où j’ai été retenu trois semaines par l’influenza de Paris.(…) Toutefois ce n’est pas ce qui entrave mon travail mais bien plutôt la flânerie. Hélas c’est une condition d’existence pour moi cette flânerie. Travailler d’arrache- pied n’est pas mon fait.Aussi je « signe » peu. Voici l’exposition des Indépendants qui va s’ouvrir le 10 mars et je n’aurais que des vieilleries à montrer, des choses déjà vues chez Petit si j’en excepte mon effet de brume et ma toile de vingt inédits inachevée encore et qui représente comme toujours un coin de ferme : le transport des fumiers…. »Nous remercions Monsieur François Lespinasse de nous avoir aimablement confirmé l’authenticité de cette oeuvre.

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Un Coin du parc Monceau (photo de détail)

Charles Angrand est né le 19 avril 1854 à Criquetot-sur-Ouville au coeur du pays de Caux. Son père est l’instituteur du village depuis 1849. Il souhaite voir son fils embrasser cette même carrière, ce sera le cas de Maria (née en 1852) et Paul (né en 1868)

Après ses études primaires, il vient à Rouen et suit brillamment les cours de l’Ecole normale. Puis est nommé répétiteur au Lycée Corneille de Rouen en octobre 1873, mais il souhaite aussi devenir peintre.

Il suit les cours de l’Académie de Peinture et de Dessin sous la conduite de Gustave Morin et opte pour la peinture de plein air.

En 1878, il participe au 28 ème salon municipal de Rouen avec “Fleurs des champs” puis en 1880 avec “La Gare Saint-Sever” et, en 1882 avec “Gardeur de dindons”, tous deux déchaînent la critique contre lui. Charles Angrand quitte Rouen en octobre 1882, pour un poste de maître-répétiteur au Collège Chaptal, 45 boulevard des Batignolles, collège fondé en 1844 par Prosper Goubaux. Le Collège est proche de la gare Saint-Lazare et de la place Clichy, du parc Monceau. Il va y rester jusqu’en 1896. Au Collège Chaptal, il va consacrer son temps libre à la peinture.

Il tente le Salon de 1883 et 1884, mais est refusé.

Charles Angrand expose au groupe des Jeunes Artistes, puis des Artistes Indépendants et va participer à la mise en place de la Société des Artistes Indépendants; il en est membre fondateur, et rencontre Seurat, Signac, Dubois-Pillet, Redon, Fénéon … Georges Seurat lui achète “Fleurs des champs”.

En 1886, il expose aux Indépendants, puis pendant l’été à Criquetot-sur-Ouville réalise sa première toile selon la méthode de Seurat “Un Coin de ferme” (localisation inconnue). Il l’expose au salon municipal de Rouen où elle crée stupéfaction. Il s’entretient avec Van Gogh, en octobre, à Paris.

L’année suivante, il poursuit ses toiles divisées ( l’Accident, les Moyettes..) expose chez Georges Petit à la première expositions des 33.

En 1888, il peint avec Seurat à la Grande-Jatte et seul, au Parc Monceau. Il écrit à son ami Dezerville “j’en profite pour commettre à la Gde Jatte un paysage naturellement insulaire et aussi le parc Monceau dans les coins, coins verdoyants et ombreux”. A ses parents : “Aujourd’hui, je délaisse pour une séance le parc Monceau pour mettre à jour ma correspondance. (…) devant le beau temps je n’ai pu résister à aller à la Grande Jatte (…) Maintenant que les journées sont favorables, j’en profite. Je pars à midi 1/2 pour la Jatte et je n’en reviens que vers 7 heures et plus tard (…) j’y suis en compagnie de Seurat qui lui aussi depuis 4 semaines fait journellement le voyage.”

Pendant l’été, il expose à Rouen une toile divisée “Les Moyettes” dans la vitrine du marchand Legrip.

En fin d’année il participe à la deuxième exposition des 33 chez Georges Petit avec : 1) La Basse-cour, 2) le Pâturage, 3) La Moisson, 4) Le Verger, 5) La Seine, 6) Au Parc Monceau, 7) Sur la berge, 8) A la Grande- Jatte, 9) Coin d’ile.

La mort de Georges Seurat survient le 29 mars 1891. Charles Angrand était à ses côtés le jour du vernissage de la septième exposition des Artistes Indépendants. Seurat y expose cinq oeuvres dont “Cirque” Charles Angrand figure au premier rang des spectateurs de ce tableau conservé au Musée d’Orsay. C’est dire combien il a été proche de l’inventeur du divisionnisme.

Provenance

“Un coin du Parc Monceau” a appartenu au Docteur René Matton (1861-1938) Elève au Collège Chaptal, interne des Hôpitaux de Paris, médecin-thermaliste à Salies-de- Béarn. Cet opus est consigné dans le Memorandum manuscrit des oeuvres données et vendues ( Archives F.L)

François Lespinasse

 

Un tableau de Henri Martin à Toulouse chez Maître Rémy Fournié le 26 octobre prochain

Henri MARTIN (1860-1943) La vallée du Vert à l’automne

Huile sur toile, signée en bas à gauche, 72 x 82 cm (certificat d’authenticité et attestation d’inclusion au catalogue raisonné en préparation)

L’artiste reprend dans ce tableau un sujet qui lui tient à coeur, la vallée du Vert. 

A la fin du XIXe siècle, l’artiste demande à un de ses amis de trouver une maison dans le Lot afin de s’y établir. « Demande s’il n’y a pas un château, enfin une vieille habitation avec un toit Louis XIII… plutôt placée sur une hauteur…avec un parc et aux alentours des paysages que je puisse peindre ». En 1899, il achète une maison du XVIIIe siècle dominant le village de Labastide-du-Vert et la vallée du Vert.  Il va y entreprendre, durant quarante ans, une extraordinaire expérimentation artistique. Au travers de sa peinture, il va étudier la lumière, les ombres et les associations chromatiques, au fil des heures et des saisons. Notre tableau vibre ainsi des couleurs flamboyantes de l’automne, rythmées par les différents plans de ce paysage cher à l’artiste.  

Il provient de l’importante collection de tableaux d’Henri Martin réunis par  Henri Bousquet, dont nous avons vendu six toiles à Saumur en 2012.

Provenance : ancienne collection Henri Bousquet (1865-1953)

Né à Rodez, Henri Bousquet, brillant élève, passionné par l’histoire des religions, il s’adonne à l’étude des langues. Il se destine à l’enseignement et obtient un poste en Argentine. De retour en France en 1891, il entre au Journal des Débats et se spécialise dans la politique étrangère. Il entre ainsi dans le monde des affaires industrielles et financières. Il se distingue notamment comme l’un des fondateurs de la radioélectricité en France. Parallèlement à son activité professionnelle, Henri Bousquet est historien et bibliophile. Il consacre à sa passion du livre et de l’histoire de l’art son immense fortune personnelle. 

 

Une découverte exceptionnelle à l’Hôtel des Ventes de Pau

 

Selon l’avis n°2017-01 de la commission consultative des trésors nationaux, publié le 1er février 2017, ce plâtre de Rodin a été classé trésor national par le ministère de la culture et de la communication. 

« considérant que le bien pour lequel le certificat d’exportation est demandé est une remarquable épreuve en plâtre, datant probablement de 1885 et récemment réapparue, d’Auguste Rodin (1840-1917) (…) que ce rare exemplaire récemment redécouvert, sans doute le premier de cette oeuvre, constitue, par son ancienneté et ses caractéristiques techniques, un jalon capital, susceptible de permettre d’approfondir la connaissance du processus de création de ce grand artiste de la seconde moitié du XIXe siècle, qui a tracé la voie à la sculpture moderne. »

 

 

Communiqué de presse

Gestas & Carrère , commissaires-priseurs

Cabinet Maréchaux 

 

Découverte exceptionnelle à l’hôtel des ventes de Pau

Un plâtre de Rodin classé trésor national

Conférence présentation de l’œuvre le 31 mars

par Madame Elisabeth Maréchaux, expert

Après avoir clôturé l’année 2016 par la vente record d’un dessin d’Andréa del Sarto pour la somme de 3 936 000 euros, les commissaires-priseurs de l’Etude Gestas & Carrère ouvrent le millésime 2017 par une découverte exceptionnelle: un grand plâtre d’Auguste Rodin, actuellement assuré pour un montant de 700 000 euros, que le Ministère de la culture vient de classer Trésor National. Tous les amateurs, avertis ou non, à venir assister à une conférence au cours de laquelle l’œuvre sera exposée en avant-première et commentée par l’expert, Madame Elisabeth Maréchaux.

Une double découverte

Les commissaires-priseurs de l’étude Gestas & Carrère rencontrèrent ce grand plâtre une première fois en 2013 dans des conditions abracadabrantes. Il fut identifié mais non expertisé. Ils ne savaient pas qu’ils le retrouveraient trois ans plus tard à l’occasion d’un inventaire réalisé à la requête du Cabinet de généalogie Coutot-Roehrig.

Après avoir longtemps décoré un appartement palois, puis pendant quelques mois une chambre d’un établissement médical du Pays Basque, cette sculpture fut retrouvée dans un grand carton au fond d’un conteneur d’un garde-meuble biarrot. Passé l’enthousiasme mais toujours éblouis par la qualité de la pièce, Franck Morrisset du Cabinet Coutot-Roehrig et Patrice Carrère décidèrent de faire d’analyser l’œuvre en profondeur en sollicitant le cabinet d’expertise d’Elisabeth et Philippine Maréchaux.

Œuvre ou chef d’œuvre ?

Cette grande pièce de 72 cm dégage instantanément une impression de puissance : un homme nu, porte tous muscles dehors, l’échine cambrée, à la limite de la rupture, une jeune femme dans une étonnante position accroupie. La presque totalité de son corps tient dans le creux des bras de l’homme qui dans un effort désespéré tente de retenir ce qui ne peut l’être et rendre leur amour éternel. Le mouvement est comme suspendu, l’équilibre est instable. Nous sommes dans le sublime. La signature « A Rodin » est incisée dans la terrasse.

Le sujet est superbe et la signature on ne peut plus prestigieuse, mais il en fallait un peu plus pour crier au chef d’œuvre car la grande majorité des plâtres sont des moulages d’œuvres, des alternatives bon marché à l’édition de bronzes dont ils portent même parfois la patine afin d’entretenir le doute. Ce sont les parents pauvres du marché de la sculpture.

L’intervention de Monsieur Jérôme Leblay du Comité Rodin, rédacteur du catalogue raisonné de l’œuvre d’Auguste Rodin fut, à ce titre, déterminante. L’œuvre fut transportée à Meudon dans les ateliers du Maître, aujourd’hui annexes du musée Rodin. Elle fut confrontée aux moules conservés en ces lieux. De toute évidence, ce plâtre a été réalisé en 1885 ou 1886, il est une des premières versions, probablement la toute première de cette sculpture, celle sur laquelle la main du maître a passé le plus de temps, celle dans laquelle sont gravés l’acte créatif et l’émotion qui l’a généré. Ce plâtre est le point de départ d’une des plus grandes créations réalisées par Auguste Rodin « Je suis Belle » une « illustration » au poème de Charles Baudelaire « la Beauté » débutant ainsi : « Je suis belle, ô mortels ! comme un rêve de pierre… ». La sculpture fut même intégrée sous forme de haut relief au grand œuvre de Rodin, la célèbre porte de l’enfer.

Ce plâtre est un chef d’œuvre, un rêve de plâtre !

Un trésor national

La direction des Musées de France ne s’y est pas trompée. Consultée dans le cadre de la préparation de la future mise en vente afin qu’elle se prononce sur la possibilité d’exportation, elle a émis un avis négatif. Cet avis a été suivi par Madame Audrey Azoulay, Ministre de la Culture dont l’arrêté entraine le classement de l’œuvre en Trésor National et la confirmation de l’exceptionnalité de cette découverte.

L’œuvre ne pourra pas être exportée pendant 30 mois. Elle est actuellement assurée pour un montant de 700 000 euros.

Estimations, Présentation, Conférence : une journée dédiée à l’Art des XIXème et XXème siècles

Ce vendredi 31 mars, à 19h à l’issue de l’exposition de la vente qui se déroulera le lendemain, l’expert, Madame Elisabeth Maréchaux et le commissaire-priseur, Patrice Carrère, présenteront et commenteront cette pièce exceptionnelle.

Les possesseurs de tableaux et de sculptures des XIXème et XXème siècle pourront prendre rendez-vous pour présenter leurs œuvres à Madame Maréchaux qui les expertisera et les estimera gratuitement entre 10h et 19h.

Quand ?

Vendredi 31 mars
Journée d’estimations gratuites sur rendez-vous de 10h à 12h et de 14h à 19h Conférence à 19h

Où ?

Hôtel des ventes de Pau, Etude Gestas & Carrère, 3 allées Catherine de Bourbon

Informations et contact presse

Patrice Carrère 05 59 84 72 72

Je suis belle, ô mortels ! comme un rêve de pierre, Et mon sein, où chacun s’est meurtri tour à tour, Est fait pour inspirer au poète un amour
Eternel et muet ainsi que la matière.

Je trône dans l’azur comme un sphinx incompris ; J’unis un cœur de neige à la blancheur des cygnes ; Je hais le mouvement qui déplace les lignes,
Et jamais je ne pleure et jamais je ne ris.

Les poètes, devant mes grandes attitudes,
Que j’ai l’air d’emprunter aux plus fiers monuments, Consumeront leurs jours en d’austères études ;

Car j’ai, pour fasciner ces dociles amants,
De purs miroirs qui font toutes choses plus belles : Mes yeux, mes larges yeux aux clartés éternelles !

Charles Baudelaire, (Les Fleurs du Mal)

 

 

 

Voir les articles suivants : 

Le Figaro 

Connaissance des Arts

La république des Pyrénées

Dossier pédagogique du Musée RODIN

LCI

EUROPE 1

L’Eternel Printemps d’Auguste RODIN

L’éternel Printemps exposé à Drouot

Adjugé 1 550 000 au marteau, soit plus d’1 950 000 euros frais compris

 

Voir l’article du Figaro du 22 mars : 

http://www.lefigaro.fr/arts-expositions/2017/03/22/03015-20170322ARTFIG00319-un-rodin-s-envole-a-pres-de-2-millions-d-euros-a-drouot.php

 

 

Fraysse et Associés, Drouot Richelieu, Paris, salle 13                   

 mercredi  22 mars 2017

 

AUGUSTE RODIN     1840-1917

Eternel Printemps, premier état, taille originale – variante type B, conçu vers 1884

Epreuve en bronze patiné, signée ‘Rodin’ sur le côté droit du rocher, porte le cachet ‘Griffoul et Lorge, fondeurs à Paris’ à gauche de la terrasse. Le Comité Rodin a indiqué que cette épreuve avait probablement été fondue entre 1887 et 1894

63,8 x 68 x 41 cm

Provenance :

M. Dufourny, Paris,

Galerie Bielle, Compiègne (vers 1971),


Collection privée

Répertoriée dans les archives du Comité Rodin en vue de la publication du Catalogue Critique de l’Oeuvre Sculpté d’Auguste Rodin actuellement en préparation à la galerie Brame et Lorenceau sous la direction de Jérôme Le Blay, sous le numéro 2008-1966B

 

Conçu originellement pour surplomber Les Portes de l’Enfer, Auguste Rodin, décida très vite de ne pas y maintenir ce groupe à cause de la dissonance trop grande entre ces amants heureux et le tragique du sujet. Il garda seulement le torse d’Adèle, que l’on retrouve à gauche du tympan. D’après Antoinette Lenormand Romain*, ce groupe, longtemps sans nom, semble avoir connu son existence propre,  dès 1886. D’abord appelé Le Printemps, on voit apparaitre le titre de L’Eternel Printemps pour la première fois en 1900.

Il existe deux “états” ou version  de L’Eternel Printemps, un premier conçu vers 1884 et un second en 1898.

– Le premier état, le nôtre, conçu vers 1884, fondu à une dizaine d’exemplaire par « Griffoul et Lorge » avant 1900 et pour lequel il y aura ensuite des fontes posthumes éditées par le Musée Rodin et fondues par Alexis puis Georges Rudier.

– Le deuxième, d’après un marbre terminé en 1898 et qui servit de base à l’édition de bronzes dont Gustave Leblanc-Barbedienne obtint  de Rodin l’exclusivité de la réduction et de la reproduction  pour vingt ans, le 6 juillet 1898.

Cette édition, en quatre tailles, nuisit au modèle d’origine qui ne reparut qu’après la mort du Maître avec ces fontes posthumes réalisées par le Musée Rodin.

Ces deux états diffèrent par la terrasse beaucoup plus importante dans le deuxième état et par la présence d’un élément de végétation qui soutient le bras gauche du jeune homme.

Du premier état, le comité Rodin, distingue quatre variantes, (A, B, C et D).

Le bronze que nous vendons correspond à la variante type B, caractérisée notamment par sa façade au modelé très nerveux. En 2008, le comité Rodin répertoriait, dans ses archives, au moins cinq épreuves de cette variante, toutes réalisées du vivant de l’artiste.

* voir Antoinette Lenormand Romain, Rodin et le bronze, catalogue des oeuvres conservées au Musée Rodin, Paris, 2007, Tome I, p.331 à 337